BINGO! Quel terroriste d’ultragauche es-tu ?

50 questions que la DGSI pose en garde-à-vue antiterroriste.

Il y a deux ans, le Ministère de l’Intérieur orchestrait l’opération antiterroriste du 8 décembre 2020, en pleine mobilisation contre deux lois extrêmement liberticides : sécurité globale et séparatisme. Le gouvernement se vantait alors d’avoir « neutralisé » des « activistes violents d’ultragauche » qui auraient eu pour projet de « s’en prendre aux forces de l’ordre ».

Ces camarades virent la DGSI et ses petits soldats du GAO et du RAID les arracher à leur sommeil. Viseurs laser pointés sur elleux, menottes, sac sur la tête, iels étaient embarqué.es dans des fourgons banalisés en direction des sous-sols de la police antiterroriste parisienne afin d’y être séquestré.es pendant plus de trois jours d’interrogatoires. Cinq d’entre elleux furent incarcéré.es pendant de longs mois, avec tout le panel des mesures « antiterroristes » appliquées en prison.

Voilà donc deux ans que le spectre du « terrorisme » politique de gauche a donc refait son apparition dans le spectacle sécuritaire.

Suite au meurtre ciblé de trois camarades kurdes à Paris ce 23 décembre 2022, c’est avec écœurement que nous avons entendu Ducont-Moretti affirmer sans honte que « le racisme n’est pas une idéologie » et que l’auteur de ces crimes ne pouvait donc pas être poursuivi pour « terrorisme ».

Le gouvernement rappelle encore une fois ô combien l’antiterrorisme est un outil de répression des idéologies subversives (qu’elle soient fascistes ou révolutionnaires), et ô combien le racisme est compatible avec l’ordre républicain.

L’adhésion présumée à certaines idées de nos camarades du 8/12 tient une place centrale dans l’accusation qui leur est faite. De la DGSI au PNAT, la criminalisation de leurs engagements politiques est l’axe principal permettant d’alimenter une présomption de culpabilité qui semble se suffire à elle-même. Ce degré extrême de répression des idées révolutionnaires a pour objectif de purger la société de ses éléments contestataires afin d’imposer un régime néo-fasciste. Des pans de plus en plus larges du mouvement social sont visés par les dispositifs antiterroristes : black blocs, écologistes, anarchistes, grévistes, (pro)kurdes, journalistes d’investigation, etc.

Voilà pourquoi il nous a semblé important de vous partager ces 50 questions qui ont été posées par la DGSI aux inculpé.es lors des gardes-à-vue à Levallois-Perret entre le 8 et le 12 décembre 2020.

True Story.
#FuckDGSI

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ALORS, QUEL TERRORISTE D’ULTRAGAUCHE ES-TU ?
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« De fait, l’ultragauche est multiple et protéïforme »
Parquet National Anti-Terroriste

L’« ultragauche » est une construction policière qui a pour intérêt d’englober pêle-mêle la multitude des luttes sociales qui échappent au contrôle électoral, associatif et syndical. Le PNAT considère que la menace d’ultragauche se dissimule dans un vaste panel de lieux et de pratiques. Pratique !

Dans ses réquisitions de novembre 2022, le PNAT associe à une « menace terroriste » :

☠ « un certain nombre de maisons d’édition » (La Fabrique, Agone, Entremonde, Libertalia, etc.)

☠ « une myriade de sites internet » (Lundi Matin, Attaque, Chronique de la guerre sociale en France, La Horde, Paris Luttes Info, La Bogue, IAATA, ect.)

☠ « un militantisme non-violent » (tractage, organisation de concerts, collage, graffiti, piquets de grève, soutien logistique à des grèvistes et des ressortissants étrangers, etc.)

«certains espaces de rencontres » (bars associatifs, clubs de sport, centres sociaux, collectifs d’habitants, librairies, squats, etc.)

« certains espaces ruraux désertés » (Cévennes, Corrèze, Ariège, Tarn, Ardèche, Dordogne, etc.)

« les dégradations de biens privés ou publics » (champs OGM, caméras de surveillance, antennes relais, armoires de fibre optique, banques, multinationales, véhicules de gendarmerie, etc.)

« l’occupation illégale de lieux » (squats, occupations, ZADs, etc.)

« des actions coup de poing » (attaques de permanences de partis, affrontements avec des militants d’extrême-droite, black bloc, actions de solidarité internationale, etc.)

Il peut y avoir plusieurs manières de réagir face à une GAV antiterroriste. La plus recommandée est d’exercer son droit à garde le silence. Cependant, vu la « gravité » des soupçons qui pèsent sur toi, ta non-collaboration sera considérée comme un aveu de culpabilité, ou une « preuve » que tu es un.e militant.e aguerri.e. Tu iras probablement en détention provisoire, mais ta défense sera plus « facile ».

Une fois le dossier entre tes mains, tu sauras à quoi t’en tenir.

Les conditions d’une GAV antiterroriste sont particulières : privation sensorielle et temporelle, interrogatoires très intensifs (entre 300 et 800 questions), instabilité émotionnelle due à l’arrestation spectaculaire, menace d’une peine de prison démesurée, techniques de manipulation des enquêteur.ices, etc.

Il n’y a pas de honte à craquer, pleurer, répondre aux questions, etc. Ce sont des professionnels qui ont accumulé des décennies d’expériences pour « faire parler » leurs suspects. Mais il ne faut jamais oublier : chaque question (même anodine) a pour objectif que tu t’incrimines toi-même ou que tu incrimines d’autres personnes. Les agents te mentiront aisément.

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POUR S’ARMER FACE À LA GARDE A VUE
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« Comment la police interroge et comment s’en défendre » du Projet Évasions
Disponible en téléchargement sur le site: https://projet-evasions.org/

« Petit manuel de défense collective: de la rue au tribunal » de Riposte Collective
Disponible sur le site: https://infokiosques.net/

[Flashmob] Patriarcat au feu! 🔥 ️

Un grand merci aux camarades de Nous Toutes 35 qui nous ont dédié leur flashmob du 8 décembre dernier! ❤️‍🔥

Voici leur message de soutien:

« A l’occasion de ce flashmob du 8 décembre, nous souhaitions adresser une pensée particulière aux inculpé.es du 8 décembre.

9 activistes arrêté.es en 2020 par la DGSI, accusé.es alors de préparer une action violente.

La justice anti terroriste est utilisée pour réprimer les mouvements progressistes d’une ‘ultragauche’ fantasmée.

A Nous Toutes 35, en tant que collectif féministe, anticapitaliste et intersectionnel, nous refusons la diabolisation et la criminalisation de nos mouvements.

Nous ne céderons sur rien, ni sur la légitimité de nos existences, ni sur nos horizons politiques, ni sur notre droit à vivre ici et maintenant des vies libres qui font sens pour nous. »

C’était il y a deux ans : l’opération antiterroriste du 8 décembre.

On s’en souvient comme si c’était hier. Neuf camarades aux idéaux anarchistes et communistes se faisaient violemment arrêter par des polices militaires (GAO, GIGN) sous ordres de la DGSI. Un squat fréquenté par des centaines de personnes pris d’assaut, l’intimité des familles violée dans des perquisitions qui durèrent des heures, les camarades inculpé.es embarqués avec un sac sur la tête, des flics sur-armés, viseurs laser et doigts sur la gâchette, la terreur policière.

Après presque 4 jours de GAV à Levallois-Perret, 7 étaient mis.es en examen pour « association de malfaiteurs terroristes », les discours policiers fuitaient dans les médias proches du Parquet National Anti-Terroriste (PNAT) : Le Point, Valeurs Actuelles, Le Figaro.

Sous le choc, des proches et des camarades se sont spontanément montés en groupes de soutien, à Toulouse, en région francilienne, à Amiens, à Rennes… Nos potes des terroristes ? C’est quoi ce délire ?

RELIRE : Lettre d’Ami.es depuis Toulouse https://iaata.info/Lettre-d-ami-es-depuis-Toulouse-4585.html

Cinq d’entre elleux étaient envoyés en prison, sous statut DPS (Détenus Particulièrement Signalés). Traité en dangereux sanguinaire, un était mi en Quartier d’Isolement, la prison dans la prison. Libre Flot, après avoir pourtant combattu Daesh et protégé les français.es du terrorisme en participant à la libération de Raqqa, était traité comme « ses petits amis de Daesh » comme le dira Jean-Marc Herbaut, juge d’instruction à charge de l’affaire.

Les « faits » reprochés ? Avoir essayé de fabriquer une petite quantité d’explosif en regardant un tuto sur internet et avoir fait quelques fois de l’Airsoft pendant le confinement. Détenir pour certains de vieilles armes, légalement, et pour un autre, un fusil à canon scié trouvé en vide grenier.

REVOIR : 30 JANVIER : Prise de Parole – Rassemblement contre les lois liberticides https://www.youtube.com/watch?v=XtsKyJmpCSQ

A ces faits, qui devraient relever du droit commun, s’ajoute donc la dimension intentionnelle. Et c’est là qu’entre en jeux dans le droit français le crime d’opinion, le crime d’être révolutionnaire. Des paroles de rap, des débats enivrés, des lectures, un style de vie, deviennent les « preuves » absolues qu’il y a un « projet d’action violente ». Quelle cible ? Où ? Quand ? Comment ? On ne saura jamais, puisque la suspicion fait preuve dans un régime fasciste.

Il faut dire que le scénario est parfait pour les imaginaires policiers. Un « revenant » du Rojava leader charismatique, son ami de jeunesse un punk artificier qui est passionné par sa profession, son copain squatteur qui est parti quelques mois en Colombie, et sa compagne aux « compétences informatiques »…

RELIRE : Récit d’une mise en examen pour association de malfaiteurs terroristes. https://soutien812.blackblogs.org/2022/03/01/recit-dune-mise-en-examen-pour-association-de-malfaiteurs-terroriste/

Plusieurs dizaines de fonctionnaires, grassement payés et profondément anti-gauchistes, passent ainsi des mois à ficeler ce récit, en additionnant des éléments de la vie privée des personnes, sans tenir compte ni des contextes, ni de la chronologie, ni des projets réels mis en œuvre dans la vie réelle des personnes.

Tout ce récit est faux. Il n’y a ni groupe ni projet. Mais nous ne sommes plus dans le mensonge grossier et crapuleux comme à l’époque de Tarnac, les « services » apprennent de leurs erreurs, et l’islamophobie de la Justice fRançaise a permis de rendre bien flous les contours de « l’association de malfaiteurs » sur le dos de la communauté musulmane.

Nous avons affaire à une production minutieuse d’un récit implacable, face auquel il a été difficile de se défendre. La parole des inculpé.es a été systématiquement méprisée. L’isolement carcéral (et les souffrances psychiques qu’il cause) a permis à Jean-Marc Herbaut de mener des interrogatoires iniques, à tel point que le camarade devait demander à avoir les questions sur papier afin d’y comprendre quelque chose. Et si Libre Flot n’avait pas entamé une grève de la faim, qui durera 36 jours, il serait toujours entrain de s’observer décrépir dans ces lieux de torture que sont les Quartiers d’Isolement, sans accès à son dossier.

REVOIR : Journée Internationale de Soutien à Libre Flot (4 avril 2021) https://expansive.info/Libre-Flot-amour-et-solidarite-internationale-3230

La parole de la Défense a été balayée tandis que celle du PNAT est en roue libre. Dans ses réquisitions rendues le 23 novembre dernier, les magistrats enivrés de patriotisme se permettent même à verser dans le conspirationnisme le plus éhonté et la diffamation.

Une nouvelle entorse au « secret d’instruction » par des magistrats à conduit dernièrement à un article sur Le Figaro tellement mensonger qu’il a été modifié le jour même sous peine de poursuites. Il y était affirmé que le camarade Libre Flot était en fait… André Hébert, militant internationaliste et auteur du livre « Jusqu’à Raqqa ». Encore une dinguerie.

Aux camarades et ami.es qui nous lisent, nous savons que ces attaques ne cesseront pas et vont reprendre de plus belle à l’approche du procès, qui devrait arriver d’ici quelques mois. Soyons prêt.es et solidaires.

En ce 8 décembre 2022, nous souhaitons rappeler à touxtes que l’outil antiterroriste est une avant-garde de la militarisation de la société. Qu’il permet l’extension du non-droit par la création d’ennemis intérieurs, dans notre cas : « l’ultragauche », qui ne se résume pas à quelques « fanatiques idéologisés » mais au contraire touche une immense partie du mouvement social, de l’écologie aux luttes antiracistes et décoloniales. Accepter que sept d’entre nous soient assimilés à des meurtriers en masse c’est accepter qu’on le soit touxtes dans le futur. C’est un pas de plus dans la fascisation du régime.

Solidarité internationaliste à toutes les victimes d’État, de leurs geôles, leurs milices armées, leurs frontières. Nous savons touxtes qui terrorise qui.

Soutien812.

RÉÉCOUTER : Radio Pikez – Antiterrorisme et Désinformation https://hearthis.at/radiopikez/radio-pikez-antiterrorisme-et-desinformation-lors-du-festival-intergalactique-2021-12-03/

Pour soutenir financièrement les inculpé.es et leurs proches, il est possible de participer aux frais d’avocat.es ici : https://solidaritytodecember8.wordpress.com/

[Rennes] 4 jours d’antirep pour les 2 ans du 8/12

==== MERCREDI 7/12 : PROJECTION/DISCUSSION ====

19H // Babazula (182 Av. Général George S. Patton)

Soirée projection et discussion avec le Babazula autour du documentaire « La Rafle » (2010) qui revient sur la crise d’octobre 1970 qui a marqué l’histoire politique du Québec.

Synopsis : Après plusieurs années d’actions offensives du Front de Libération du Québec (FLQ) dirigées contre l’Etat et les banques, le FLQ procède en 1970 au kidnapping d’un haut fonctionnaire de la couronne britannique. Dans un contexte séparatiste québécois très fort et la possibilité imminente d’une insurrection populaire, l’Etat va mettre en place des mesures « d’exceptions » pour rétablir l’Ordre. Des militaires vont être déployés autour des lieux de pouvoir, et une vague d’arrestation massive et d’incarcération sera organisée.

Lien du documentaire ici : https://invidious.snopyta.org/watch?v=-BF2ySYCh0E

==== VENDREDI 9/12 : CONCERT PUNK ====

Avec les groupes : Gürs // Ectoplasme // Carrie Göss’

Infos sur le lieu par mail => comiterennes8decembre [at] riseup [point] net (clé PGP ici)

==== SAMEDI 10/12 : ATELIER SUR LA COLLABORATION CARCÉRALE EUROPEENNE : ANALYSE DU MANDAT D’ARRET EUROPEEN (MAE). ====

14H-17H // Maison Internationale de Rennes (7 quai Chateaubriand)

 Avec le Comité de Soutien à Vincenzo 

Aujourd’hui la répression des gouvernements européens à l’encontre de leur population s’étend au-delà de leurs frontières respectives. Elle est facilitée par des dispositifs administratifs et judiciaires qui laissent de moins en moins de place à la garantie des droits des individus.

Les luttes sociales n’y faisant pas exception, s’assurer une certaine connaissance de ces dispositifs est un moyen de renforcer la défense collective et la solidarité internationale dans nos luttes.

Avec cet atelier nous voulons étudier la manière dont les MAE et les récentes évolutions à la Cour de Justice Européenne expriment des priorités claires : consolider une collaboration répressive entre les gouvernements européens quitte à relayer au second plan le respect des lois dans les pays collaborateurs.

Nous y aborderons le passage du processus d’extradition au mandat d’arrêt européen, l’intégration et la justification de pratiques autoritaires et fascistes via des procédés administratifs et juridiques, des cas de personnes ayant été ciblées par un MAE.

==== DIMANCHE 11/12 : AUTO-FORMATION SUR LA PATHOLOGISATION COMME OUTIL DE RÉPRESSION ====

10H-13H // CRIDEV (41 avenue Janvier)

La diabolisation des ennemis (déviant.xes, opposant.xes, étranger.xères) a toujours été un outil de la répression au service de l’Ordre dominant. Par cet atelier on aimerait échanger avec vous sur la question de la pathologisation, que nous pensons être un outil répressif qui touche toutes les personnes confrontées aux violences d’État (policières, carcérales, judiciaires, médicales, frontalières, économiques, climatiques, etc.).

Ce moment, loin des expert.xes et des sachant.xes, sera ouvert à touxtes les personnes qui ont connu, de près ou de loin, la souffrance psychique en lien avec ces violences.

Dans un premier temps, un corpus de textes (et des podcasts) sera proposé à la lecture, puis il y aura un moment d’échange ouvert où chacun.xes pourra (si l’envie) exprimer ses compréhensions et expériences.

Nous souhaitons proposer cet espace pour étendre nos solidarités autour d’un sujet qui nous semble trop peu discuté. Nous espérons qu’il permettra d’en mieux comprendre les mécanismes et d’esquisser des manières d’y faire face.

Un infokiosque sera disponible avec des ressources utiles pour penser l’inclusivité des collectifs militant.xes, le soin aux activistes, l’auto-organisation des personnes psychiatrisées, la lutte face à la psychiatrie, etc.

==== DIMANCHE 11/12 : FORMATION : TELEPHONIE MOBILE ET ACTIVISME : PEUT-ON VRAIMENT MELANGER LES DEUX ? ====

15H-18H // Le Bocal (2 allée de Finlande)

Présentation autour des enjeux des portables (smart ou pas) dans les milieux activistes / militants / gnagnagna.

Quand les flics sont nos ennemis, nos portables peuvent-ils nous aider ? Ou nous trahiront-ils toujours ? LES DEUX MON CAPITAINE !

Deux heures et quelques pour comprendre quels sont les problèmes inévitables et comment ne pas trop se faire de mal avec ces outils de communication instantanée, lorsqu’on a besoin de s’organiser à distance sur des trucs potentiellement répréhensibles.

Deux heures et quelques pour flipper mais aussi se rassurer et apprendre à faire des choix en connaissance de cause.

Deux heures et quelques pour… nan mais en deux heures on va pas non plus changer le monde ! On va effleurer des bouts de : comment c’est crasseux la téléphonie mobile, comment Google et Apple ont un contrôle énorme, de quels outils disposent les flics, et pourquoi Signal ça vient pas nous sauver, même si parfois ça aide bien.

Libre Flot libéré du bracelet électronique!

Le 28 septembre dernier, Libre Flot était convoqué par le juge d’instruction pour décider du renouvellement de son placement sous ARSE. L’entrevue était prévue dans les bureaux du Palais de Justice de Paris, en présence d’un procureur du PNAT et de la Défense. Contre toute attente, le juge d’instruction a décidé de lever le dispositif d’incarcération à domicile sous surveillance électronique le 28 septembre dernier!

Libre Flot avait préparé une déclaration qu’il souhaitait lire au juge, revenant sur les traitements qui lui ont été faits, sur les biais de l’instruction et de l’enquête, et demandant la fin de son traitement spécial vis à vis des autres inculpé.es. Le représentant du PNAT a, quant à lui, tenté une nouvelle fois de lui pourrir un peu plus la vie, en évoquant encore une supposée « dangerosité » du copain, sortant de son chapeau d’autres fantasmes ridicules de la DGSI qui seront vite balayés par les avocats. Quant au juge, qui n’a pas pu se permettre ses bassesses habituelles vu la présence d’un procureur, il a jugé en bon patriarche que le « bon comportement » du camarade face à ses SPIP et experts en radicalisation pouvait être récompensé par la levée de l’ARSE.

Cette levée de l’ARSE est un grand soulagement pour Libre Flot, il va pouvoir reprendre un nouveau souffle, continuer de se reconstruire et préparer sa défense. Il reste cependant sous la contrainte d’une interdiction de sortir du département et d’une obligation de pointage à la gendarmerie chaque semaine.

C’est encore une maigre victoire, vu les chefs d’inculpations qui pèsent toujours inconditionnellement sur les inculpé.es et le procès qui arrive.